Politique tarifaire : l’impact sur les clients et le marché

Comment fixer le bon prix pour maximiser vos profits tout en restant compétitif ? L’un des secrets réside dans la politique tarifaire.

La politique tarifaire constitue en effet un des piliers de la stratégie marketing d’une entreprise. Il fait partie des 4 P du marketing mix, probablement le plus important.

La politique tarifaire ne se résume pas aux :

– calculs financiers ;
– tarifs ;
– prix.

Il représente aussi (et surtout) un enjeu de :

– positionnement sur le marché ;
– perception des clients par rapport à l’image de marque ;
– logique de rapport qualité-prix

Voyons dans ce guide en quoi la politique tarifaire constitue un levier critique de rentabilité et de pérennité de l’entreprise.

Qu’est-ce qu’une politique tarifaire ?

Pour comprendre ce qu’est une politique tarifaire, il est essentiel de connaître le rôle du prix et son importance.

Le rôle du prix dans le marketing mix

Le prix figure parmi les quatre P du marketing mix. Ce dernier regroupe en effet :

– le produit ;
– la promotion ;
– la place (distribution en français) ;
– le prix.

Plus explicitement, il existe deux aspects :

– la proposition de valeur (qualité, performance, produit, service…) ;
– le prix.

Ce dernier désigne le coût que le client doit payer pour accéder à un niveau de performance.

Le prix s’avère donc crucial dans les équilibres ;

– rapport qualité-prix ;
– coût-bénéfices ;
– coûts-désavantages.

Il influence également la perception de valeur du client et les volumes de vente.

Le positionnement de prix constitue donc un élément clé de la stratégie :

– marketing ;
– commerciale.

Importance pour la rentabilité et l’image de marque

Le prix joue un rôle crucial dans deux aspects :

– interne ;
– externe.

D’une manière plus explicite, il impacte l’image :

– d’un produit ;
– de votre entreprise.

Le prix permet en effet de positionner votre offre sur le marché, par rapport à la concurrence. Il envoie un signal fort aux clients, qui vont déterminer s’il s’agit d’une offre :

– attractive ;
– qualitative ;
– low cost ;
– premium.

Le pricing constitue également un élément clé pour l’entreprise, notamment en termes de rentabilité. Il détermine la marge bénéficiaire, c’est-à-dire ce que vous gagnez au-delà du coût.

Le prix représente le levier principal de la rentabilité de votre entreprise.

À retenir :

La politique tarifaire est indissociable de toute stratégie d’entreprise. Elle s’avère indispensable pour atteindre des objectifs commerciaux.

Encore faut-il fixer judicieusement vos prix ? Découvrez ci-après les critères clés.

Les critères d’analyse pour fixer ses prix

Pour être sûr de fixer un prix juste, il est important d’évaluer :

– la concurrence ;
– la valeur perçue ;
– les coûts ;
– la demande.

Étudier la concurrence et la valeur perçue

N’oubliez pas qu’il existe deux aspects liés au prix :

– externe, c’est-à-dire tourné vers les clients ;
– interne, axé sur la rentabilité de votre entreprise.

Par rapport à l’aspect externe, il est important :

– d’analyser le marché ;
– d’étudier la concurrence ;
– de définir la valeur perçue par le client.

Pour bien vous positionner sur le marché, il est en effet important d’analyser :

– les prix de la concurrence ;
– les offres sous-jacentes.

Toute position de valeur est relative à des alternatives. Il s’agit donc d’un élément clé pour définir la valeur que vous souhaitez que le client perçoive.

Et pas que ! Cela constitue aussi un point fondamental dans la tarification. Le concept est simple :

– des prix trop bas pourraient engendrer une guerre des prix ;
– des prix trop élevés limitent les ventes, ce qui accélèrera votre sortie du marché.

Il est de ce fait important de bien comprendre la perception de valeur du client. Cela vous aidera à définir la bonne tarification.

Prendre en compte les coûts et la demande

L’analyse des coûts et de la demande relève de l’aspect interne : la comptabilité analytique.

L’objectif est de vous assurer que les prix couvrent les coûts variables. Vous garantissez ainsi un minimum de marge.

Il est également important de déterminer quelle contribution vous souhaitez avoir par rapport aux coûts fixes.

Dans le choix des prix, prenez toujours en compte la sensibilité des clients. Ainsi, vous serez en mesure de trouver le bon point d’équilibre entre :

– volume de vente ;
– prix de vente.

Bon à savoir : volume x prix = CA et volume x marge unitaire = marge dégagée par le produit considéré

L’idée est donc de trouver le point optimum qui vous permet d’affirmer que le bon prix est celui qui maximise la contribution de marge.

Décryptage : trop de volume à faible prix ne sera pas très rentable. Il en est de même pour trop peu de volume à un prix élevé.

Trouvez l’équilibre au milieu (entre prix et volume) qui vous permettra de maximiser la marge.

À retenir :

La tarification d’une offre ne se fait pas à la va-vite. Elle requiert une longue réflexion. Dans ce contexte, les conseils d’un professionnel peuvent s’avérer utiles.

Quelles sont alors les meilleures stratégies tarifaires ? Les réponses dans la prochaine rubrique.

Les grandes stratégies tarifaires

Il existe principalement trois stratégies tarifaires :

– l’écrémage ;
– la pénétration ;
– l’alignement.

Écrémage

La stratégie d’écrémage vise à fixer un prix plutôt élevé lors du lancement du produit. Cela vous permet de capter les clients :

– les plus solvables ;
– avec la plus forte volonté de payer.

Par la suite, vous pourrez :

– proposer des offres moins qualitatives ;
– baisser les prix.

Le dernier cas est à envisager si vous souhaitez vous adresser à d’autres segments de clients à plus faible volonté de payer.

L’écrémage est une stratégie plutôt utilisée pour des produits innovants, haut de gamme ou premium.

Le meilleur exemple est celui de l’iPhone d’Apple. Il propose un prix de lancement élevé qui s’adresse aux early adopters :

– friands de nouveautés technologiques ;
– prêts à payer.

Après, Apple finit toujours par proposer des produits à des prix plus :

– réduits ;
– attractifs.

Pénétration

La stratégie de pénétration repose sur un principe relativement simple : débarquer sur le marché avec un prix plutôt bas.

La tarification constitue donc un élément attractif et attrayant de la proposition de valeur.

Elle a pour but de capter rapidement :

– des volumes importants ;
– des parts de marché.

En amont, vous créez une base client. Par la suite, vous pouvez bien évidemment ajuster vos prix.

La stratégie de pénétration s’avère particulièrement importante pour les offres de réseau. Plus il y a de membres participants, plus il est possible :

– de réaliser des économies d’échelle ;
– d’absorber des coûts fixes importants.

Petit bémol : vous pourrez avoir du mal à remonter vos prix après une phase de lancement. L’astuce est d’être précautionneux dans la communication sur les prix. N’ancrez surtout pas des tarifs bas dans l’esprit des consommateurs.

Spotify et Netflix sont de bons exemples en termes de stratégie de pénétration. Ces plateformes font face à des coûts fixes considérables de développement. Ils ont donc intérêt à gagner le plus vite possible beaucoup de clients, parfois même de façon peu rentable. Cela justifie une base client importante.

Alignement

La stratégie d’alignement s’adapte essentiellement à des marchés de :

– commodités ;
– produits et services peu différenciés.

Elle aspire à un objectif principal : éviter des écarts de prix trop marqués par rapport à la concurrence. D’autant que les produits sont semblables et comparables.

L’alignement s’apparente à une stratégie de :

– sécurité ;
– suiveur.

Décryptage : le leader du marché sert de référence de prix. Les autres acteurs se positionneront donc par rapport à lui.

Tel est notamment le cas de Michelin qui a longtemps été la référence de prix pour tous les fabricants de pneus en Europe. La preuve : les concurrents exprimaient leur prix en ratio de celui de l’enseigne.

En optant pour la stratégie d’alignement, vous risquez :

– de vous banaliser ;
– de faire du prix l’élément clé de votre différenciation ;
– d’oublier l’importance de l’offre.

N’oubliez pas que la solution réside dans la différenciation par :

– la valeur ;
– l’offre (notamment sa qualité et sa performance).

À retenir :

Pour être sûr de choisir la meilleure stratégie tarifaire, prenez en compte vos besoins et vos objectifs. L’aide d’un expert peut également s’avérer indispensable pour prendre les meilleures décisions.

Saviez-vous que d’autres choix s’offrent à vous en termes de politique tarifaire ? Les détails dans les paragraphes qui suivent.

Autres politiques de prix selon le cycle de vie

Selon le cycle de vie, vous pouvez opter pour d’autres politiques de prix.

Tarification dynamique et yield management

Selon votre secteur d’activité, vous pouvez déployer des stratégies de prix plus sophistiquées.

Exemple

Les tarifications dynamiques sont assez courantes dans :

– l’aérien ;
– l’hôtellerie ;
– certains types d’e-commerce.

Dans ce contexte, le yield management reste le meilleur exemple. Cela consiste à varier le prix selon :

– la demande client ;
– la saisonnalité ;
– le calendrier (notamment en cas d’évènement particulier comme un salon) ;
– la disponibilité du produit (qui est souvent périmable)

Concrètement, l’idée est de varier les prix afin :

– de maximiser l’extraction de la volonté de payer des clients ;
– d’optimiser la marge en ajustant les prix en conditions réelles (selon la manière dont la demande se manifeste) ;
– de systématiquement tout vendre.

Packages, freemium et offres groupées

Le freemium fait également partie des stratégies que vous pouvez explorer. Il consiste à proposer une version :

– gratuite pour attirer une base client aussi grande que possible ;
– payante pour permettre aux clients convaincus de monter en performance.

Autre stratégie un peu différente : l’offre groupée ou package.

L’idée est de proposer des lots de :

– fonctionnalités ;
– produits ;
– services.

L’objectif est de proposer des produits pour lesquels les clients ont une forte volonté de payer avec d’autres susceptibles de les intéresser.

Cela peut être valable aussi bien pour le SAS que le Happy Meal de McDonald’s. Ce dernier a choisi d’assembler différents produits :

– une boisson ;
– une frite ;
– un hamburger.

Le but : capter au mieux la volonté de payer du client.

L’astuce est de :

– viser le plus grand nombre ;
– capter auprès du plus grand nombre la plus forte volonté de payer.

À retenir :

Vous peinez à choisir la meilleure stratégie de politique tarifaire ? Demandez l’aide d’un expert en la matière.

Comment la politique de prix impacte-t-elle la perception ? Telle est la question à laquelle nous allons répondre dans la prochaine rubrique.

Impact de la politique de prix sur la perception client

De nombreuses entreprises s’attardent sur la politique tarifaire, car elle a un impact considérable sur la perception client.

Le concept de prix psychologique

La question de la perception du prix par le client est :

– subjective ;
– psychologique de nature.

Autrement dit, elle n’est pas du tout rationnelle.

En effet, un client ne réagit pas toujours de façon rationnelle à un prix affiché (surtout dans le B2C). Le fait est que dans le B2B, vous aurez affaire à des acheteurs professionnels.

Néanmoins, cette dimension irrationnelle et subjective de perception restera présente.

Le meilleur exemple est celui des seuils symboliques. Malgré un écart de prix quasi insignifiant d’un centime, la perception sera différente.

La preuve : beaucoup pensent que 9,90 euros valent moins cher que 10 euros.

La question de la perception client relève également du domaine du subjectif dans la mesure où il sera toujours dans une logique de comparaison.

En effet, un client se contente rarement de regarder une seule offre. Généralement, il la compare à une autre alternative (qui pourrait consister à ne rien acheter).

Il existe d’autres leviers et ressorts psychologiques qui influencent la valeur perçue. L’effet de rareté en fait partie.

Le principe est simple : plus le produit sera perçu comme rare, moins le client le percevra comme cher.

Dans les négociations, il y a aussi les biais d’ancrage. Les premiers prix annoncés vont ancrer des références de prix. Ce qui influera sur la perception :

– de valeur ;
– du prix.

Donc, OUI, le pricing est un sujet hautement psychologique.

Influence sur la confiance et l’image de marque

Dans sa dimension psychologique, le prix est lui-même un inducteur de perception de valeur.

Exemple :

Un prix trop bas peut suggérer une qualité médiocre.

Il constitue donc un élément de perception complémentaire à la qualité. En même temps, il joue sur la perception de la qualité.

Typiquement, le prix joue dans la perception de la qualité dans le cas d’un produit qu’un client n’a pas l’habitude d’acheter. Il peut s’agir :

– d’une tondeuse à gazon ;
– d’un cadenas.

Pour ces genres d’objets, il n’aura pas forcément une bonne référence de prix. Résultat : il va se dire qu’un produit abordable sera de moins bonne qualité que celui qui coûtera plus cher.

Un prix trop bas peut donc suggérer une qualité médiocre. À l’inverse, un prix élevé peut renforcer une perception de qualité ou de prestige.

Vous pouvez parfaitement jouer sur ces leviers en gardant à l’esprit que le rapport qualité-prix s’avère essentiel pour le client, notamment dans :

– sa perception de valeur ;
– sa satisfaction et sa fidélisation.

Astuce : ne cherchez pas les extrêmes. Privilégiez toujours la cohérence. Ainsi, vous maximisez la confiance que le client aura dans votre positionnement tarifaire.

À retenir :

Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles la politique tarifaire revêt une grande importance. Il n’est pas seulement question de rentabilité.

Pour vous donner une idée de la politique de prix à appliquer, retrouvez des exemples concrets dans les prochains paragraphes.

Exemples concrets de politiques tarifaires

Études de cas : Apple, Netflix

Le cas d’Apple est très connu. Il s’agit d’une marque plutôt premium avec des produits :

– de qualité ;
– design ;
– ergonomique.

Son positionnement premium est renforcé par une politique de prix élevée, justifiée par :

– le design ;
– les finitions ;
– l’écosystème de la marque.

Apple est un bon exemple de stratégie d’écrémage avec :

– des lancements de produits toujours accompagnés d’une forte promotion ;
– des versions moins performantes sorties dans un second temps.

Dans le B2C, Netflix reste un cas typique d’une plateforme avec un coût fixe important. L’entreprise a opté pour une politique de pénétration du marché qui n’est pas du tout basée sur une logique de « prix bas = mauvaise qualité ».

Netflix propose un abonnement mensuel. Sa stratégie est simple : plus il y a d’abonnés, meilleur sera le témoignage de qualité des clients.

Son objectif est donc de gagner des abonnés le plus vite possible avec :

– des prix attractifs ;
– des offres de lancement alléchantes (1 ou 2 mois gratuits ou à prix réduit).

Le point important est d’avoir une stratégie cohérente avec :

– votre offre ;
– votre positionnement.

Les marques low-cost et la stratégie d’entrée de gamme

Le low-cost fait partie intégrante du marché depuis une vingtaine d’années. Cette stratégie a été promue par :

– certaines compagnies aériennes (notamment Ryanair ou EasyJet) ;
– la grande distribution avec l’enseigne Lidl.

Dans les stratégies low-cost, la promesse d’un prix très bas constitue un élément clé de la :

– proposition de valeur ;
– différenciation.

Cette politique tarifaire requiert :

– une gestion rigoureuse des coûts ;
– des objectifs de volume élevés.

Elle vous permet cependant de vous adresser à un public très large.

Le prix est au centre :

– du marketing ;
– de la communication.

Derrière cela, vous tirez des volumes de vente assez importants qui devraient vous aider à :

– garder les prix sous contrôle ;
– maintenir les prix bas.

La stratégie low cost mise essentiellement sur des offres simplifiées. Concrètement, l’idée est d’éliminer tout ce qui est superflu dans une logique de réduction de :

– prix ;
– coûts.

La rentabilité dépend donc :

– du volume ;
– de l’excellence opérationnelle dans le contrôle des coûts.

Pas de perte ni de marge d’erreur ! Tout est tiré au cordeau.

La stratégie low cost repose également sur des modèles opérationnels efficaces. Ryanair et EasyJet en sont la preuve. Du moins, ceux qui voyagent en avion pour le tourisme ou pour affaires le verront bien.

À retenir :

Pour être sûr de marcher dans la bonne voie, n’hésitez pas à prendre exemple sur des marques bien connues. Ainsi, vous aurez même la garantie que votre stratégie fonctionnera.

Pour clore cet article, retrouvez des conseils pratiques pour définir votre politique tarifaire.

Conseils pour définir et adapter sa politique tarifaire

Pour avoir la garantie d’établir une politique tarifaire adaptée, prenez en compte les éléments suivants :

– la stratégie évolutive ;
– la segmentation ;
– les tendances du marché.

Stratégie évolutive et ajustements continus

Il y a deux aspects importants à considérer absolument avant de définir votre politique tarifaire :

– le marché ;
– les éléments internes de coût.

Le premier implique surtout :

– la perception de valeur des clients ;
– le positionnement par rapport à la concurrence.

Le second s’avère indispensable pour optimiser les objectifs en termes de :

– volume ;
– prix.

Et pas que ! Il permet aussi :

– couvrir les coûts ;
– dégager de la marge.

Précision importante : une politique tarifaire vit.

Il est donc important de garder à l’esprit que la stratégie tarifaire doit :

– rester évolutive ;
– faire l’objet d’ajustements.

Concrètement, l’idée est de la faire évoluer pour rester calé au marché (sans pour autant la changer tous les jours ou toutes les semaines comme dans le yield management). En effet, votre mission est de garder une stratégie cohérente en :

– la faisant évoluer si besoin ;
– l’ajustant si nécessaire.

Pour ce faire, n’hésitez pas à faire des tests. Plus explicitement, vous aurez besoin d’indicateurs clairs.

Maximisez le retour d’informations du terrain. Cela vous permet de voir :

– dans quelle mesure des petits ajustements tarifaires sont nécessaires ;
– s’il y a vraiment des enjeux de stratégie à revoir (notamment dans le cadre d’un changement d’environnement).

Nouvelle offre, nouveau concurrent, départ d’un concurrent…, ce sont autant d’évènements majeurs à prendre en compte.

La veille revêt également une importance particulière, surtout au moment de la mise en place des processus. Elle regroupe des éléments :

– qualitatifs (nécessaires pour évaluer la perception de valeur du client concernant vos produits) ;
– quantitatifs (en termes d’écart de prix).

Segmentation et tendances du marché

Tout comme la promotion de valeur, la politique tarifaire doit être bien ciblée sur un segment de clients particulier.

La règle est simple : plus vous êtes fin, plus vous serez ajusté.

N’hésitez donc pas à proposer des politiques tarifaires différentes selon les segments.

Il est important de savoir que vous ne fonctionnez pas de la même manière en :

– B2B ;
– B2C.

Dans les deux cas, l’astuce est de bien segmenter votre marché. Cela vous permet :

– d’aligner des promotions de valeur claires et ajustées face à chacun de ces segments de marché ;
– d’avoir le positionnement tarifaire qui convient (toujours dans une logique de suivre l’évolution du marché).

Il est également essentiel de vous adapter aux nouvelles habitudes de consommation. Aujourd’hui, les clients sont surtout dans des logiques d’abonnement. Même dans l’alimentaire, il leur est possible de s’abonner à des envois réguliers de :

– produits d’entretien ménager ;
– pain.

Qui dit changement d’habitude, dit ajustement du modèle de prix.

Les paiements à l’usage se font aussi de plus en plus nombreux.

Une veille sur les habitudes de consommation s’avère donc nécessaire pour rester au plus près :

– du marché ;
– des attentes des clients.

Conclusion

La politique tarifaire dépasse largement le simple calcul d’un prix de vente. Elle reflète votre positionnement stratégique et influence directement la perception client.

Entre analyse concurrentielle, maîtrise des coûts et compréhension psychologique du consommateur, elle exige une approche :

– rigoureuse ;
– évolutive.

Une politique tarifaire bien calibrée demeure votre meilleur atout pour conjuguer :

– croissance durable ;
– rentabilité optimale sur votre marché.

Si besoin, faites appel à un expert pour vos projets de lancement de produits. Il pourra vous aider à élaborer une politique tarifaire parfaitement adaptée au profil de votre entreprise.

Foire aux questions

Quel est l’impact d’une bonne politique de prix sur la fidélité des clients ?

Une bonne politique tarifaire renforce la confiance des clients. Elle s’avère également propice à une relation fournisseur-client prévisible avec un ressenti :

– que c’est équitable ;
– qu’il n’y a pas de mystère autour du prix.

Votre politique tarifaire doit être :

– cohérente ;
– transparente ;
– compréhensible.

Cela évite les frustrations. Ces dernières se produisent par exemple lorsque :

– les prix varient sans que les clients ou les fournisseurs comprennent pourquoi ;
– des écarts importants se creusent entre la promesse et la réalité de la proposition de valeur.

Avec une politique tarifaire cohérente et un rapport qualité-prix solide, le client devient fidèle. Le fait est qu’il estime recevoir une valeur juste pour le prix payé.

À l’inverse, vous risquez de générer de la méfiance avec une politique tarifaire :

– incohérente ;
– peu claire ;
– opaque ;
– obscure.

Certes, votre produit en lui-même donne satisfaction. Cependant, les clients préféreront chercher d’autres :

– points de comparaison ;
– repères ;
– alternatives.

Tout réside donc dans la compréhension autour du prix. Elle peut encourager le client à :

– aller voir ailleurs ;
– trouver des éléments de comparaison pour se rassurer.

S’il regarde ailleurs, il aura plus de chances de partir vers la concurrence.

Comment une entreprise peut-elle ajuster ses prix en fonction des conditions du marché ?

Les ajustements tarifaires efficaces d’une entreprise reposent sur plusieurs points clés, dont :

– la veille concurrentielle permanente (pour détecter les évolutions du marché) ;
– les tests de produit (pour anticiper les politiques tarifaires) ;
– la satisfaction client.

Tout ce qui concerne la satisfaction client repose sur une écoute structurée. Plusieurs options s’offrent d’ailleurs à vous pour vous aider à comprendre la sensibilité au prix :

– enquête de satisfaction ;
– feedback commercial (de la part des clients et des prospects).

A posteriori, vous pouvez vous appuyer sur une analyse fine des données de transaction. L’objectif est d’identifier d’éventuels :

– seuils critiques ;
– élasticités de prix.

Les ajustements tarifaires s’appuient donc sur tous ces aspects de compréhension du marché et de données.

L’astuce est d’effectuer des ajustements plutôt progressifs. Vous éviterez ainsi de revenir en arrière en cas d’ajustements trop importants.

Autre point : tout ajustement s’accompagne nécessairement d’une communication claire sur les raisons du changement.

Si le changement est significatif, il mérite une communication auprès du client. En revanche, des ajustements marginaux peuvent ne pas nécessiter de justification.

Quelles sont les erreurs communes à éviter lors de la fixation des prix ?

Lors de la définition d’une politique tarifaire, il est crucial d’éviter :

– d’ignorer la question de la valeur perçue par le client ;
– de fixer son prix uniquement sur les coûts.

Souvent, beaucoup ont tendance à faire du coût + marge. Cela limite le potentiel de marge, en passant à côté de la volonté de payer du client.

Autres erreurs à éviter lors de la fixation des prix :

– sous-estimer les coûts réels (notamment pour certains services comme le SAV) ;
– trop se calquer sur la concurrence sans réelle différenciation (risque de guerre des prix) ;
– lancer un prix trop bas dans une stratégie de pénétration ;
– ne pas réévaluer régulièrement sa tarification face au marché.

Des hypothèses trop basses peuvent mener à sous-estimer le coût réel des produits. Même chose lorsque des commerciaux sont très impliqués dans le service client. Ils pourraient passer beaucoup plus de temps que nécessaire à servir un prospect.

Résultat : vous finissez avec un coût important de l’offre au client.

Sans réévaluation régulière de votre tarification face à un marché qui peut évoluer, vous risquez :

– d’être décalé ;
– de fragiliser votre position tarifaire.

Donc il est impératif de réactualiser régulièrement.

Comment les politiques tarifaires influencent-elles la compétitivité d’une entreprise ?

Les politiques tarifaires influencent la compétitivité d’une entreprise, car un prix trop élevé injustifié freine naturellement l’acquisition. A contrario, un prix trop bas va éroder les marges (voire abîmer l’image de marque de l’entreprise).

La politique tarifaire a donc un impact direct sur la capacité d’une entreprise à attirer ses prospects, les convertir en clients et les fidéliser de façon durable.

Dans l’idéal, une position tarifaire optimale permet de mieux se différencier de la concurrence (non seulement par le prix, mais aussi par rapport aux éléments différenciants de l’offre).

Une bonne segmentation vous permet de cibler les clients les plus rentables, ceux qui percevront le mieux votre proposition de valeur.

Pour la compétitivité durable, une bonne politique tarifaire permet de générer les marges nécessaires pour investir dans :

– le produit (notamment sa qualité) ;
– l’expérience client ;
– le service au sens large ;
– l’innovation.

Cette dernière vise à :

– proposer de nouvelles fonctionnalités ou de nouvelles offres ;
– accroître la différenciation vis-à-vis de la concurrence ;
– assurer la pérennité de l’entreprise ;
– enclencher une forme de cercle vertueux de compétitivité.

La politique tarifaire constitue ainsi un levier clé de :

– compétitivité ;
– rentabilité ;
– pérennité.

https://marketpedia.ca/lexique/prix/

https://fr.scribd.com/document/369823241/Strategie-de-Prix-Apple

https://investir.lesechos.fr/conseils-boursiers/conseils-actions/michelin-compte-sur-sa-position-de-leader-et-son-pricing-power-2187224

Politique de prix : les 5 stratégies de prix qui font croître votre business

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